Une chanson culte, encore une fois

Nul ne peut survivre sans ceci (surtout ma mère, elle est fan au premier degré je crois bien) :

# Posté le jeudi 26 juin 2008 14:07

Modifié le samedi 12 septembre 2009 19:06

Ça vaut le détour... et vas-y calle un jeu de mots à 2 balles

Entre la faute et l'absence de trottoir ce truc totalement con me fait mourir de rire.
(C'est l'immeuble de chez mon paternel dont ils repeignent la façade)

Et si je laissais cet article juste parce qu'il est con ?
Allez.
Ça vaut le détour... et vas-y calle un jeu de mots à 2 balles

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 14:37

Modifié le lundi 02 novembre 2009 17:16

« Pour vivre heureux, vivons couchés sur le dos... Allongés, prolongés... »

« Pour vivre heureux, vivons couchés sur le dos... Allongés, prolongés... »
« Tu vois Printed in Britain, si tu le dis avec un rhume ça rime.
Sans compter que rhume et rime sont des paronymes.
Sans compter que rime et paronyme, ça rime !
Raaah j'adore la langue française !
»

27/07/2008

Ça faisait bien longtemps qu'on avait plus vu de phrases stupides dénuées de sens...
Alors j'en mets quelques-unes (qui se rajouteront petit à petit (bédid à bédi l'oizeau vai zon nid dit-on))
Et je commence par "les belles action de ma mère"

En revenant d'une ballade à moto :
« Allez enlève ton casquouille »

Pas plus tard qu'aujourd'hui samedi 26 juillet avec des amies à elle :
moi : Non mais c'est plus moi sa fille, c'est sa moto.
ma mère : Non mais n'importe quoi !
Elles s'en vont.
ma mère : Allez, à bientôt !
Pote n°1 : Ah bon elle vient pas Laura ?
Pote n°2 et moi : Si mais elle parlait à la moto.

Et samedi dernier... Mon père étant en train de me parler de Jésus lorsque je reçois un texto MAGNIFIQUE...
« Tu devineras jamais. Papi et mami sont en train de faire gologolo. Mais qu'est-ce qu'il se passe en ce moment ? »
Je crois que ça pourrait se passer de commentaire (mais en fait non, pas sur un skyblog, faut pas abuser)

Nous étant pris une grosse rincée avec mon père, je lui fournis une petite explication...
« Alors tu vois, le keffieh, le chapeau, la veste fermée, le jean pas trop mouillé... C'est génial de se sentir prévoyante sans faire exprès »
C'était plutôt soft, toujours est-il qu'il ne s'en est jamais remis...

Et surtout, surtout, avec bien du retard : les phrases des vacances de fin juin avec Cécile... De grands moments de solitude tels que Cécile hurlant joyeusement « J'adore souffrir !!! » ou encore :
« J'ai vu le monstre du Loch Ness dans la mer hier.
- Je suis en train de me casser la gueule mais je trouve ma position confortable. »

Y en a plein d'autres, que je mettrai à l'occasion.
Notez aussi l'ami que nous nous sommes fait : un extraterrestre coincé dans sa soucoupe (qui s'était crashée au plafond de notre chambre) et qui communiquait avec nous en morse... Oui bon d'accord, c'était juste un ventilateur bruyant, mais notre version elle est vachement mieux. Il fut baptisé par notre grand mère qui le regardant, s'adressa à Cécile :
« Tou sais pas comment on met lé Tourniquet ? »
D'où son appellation de Tourniquet. De nombreuses discussions passionnantes et ô combien philosophique eurent lieu avec lui.
Exemple de discussion avec Tourniquet :
« Tourniquet ?
- ...
- T'es là ?
- TACTACTAC
- Comment tu t'es crashé au plafond ?
- TACTACTACTACTACTACTACTAAAACTAAACTACTACCAAATAC
- Ahaaa... Merci Tourniquet !
- TACTAC
- Le pire c'est qu'il se tait quand tu parles et qu'il répond quand tu te tais !
- Ben oui, c'est mon ami Tourniquet ! Hein Tourniquet ?
- TACTAC
- Voilà ! »
Je prends Cécile à témoin quand à la franchise du truc : oui Tourniquet était poli, ne coupait pas la parole et s'investissait dans la conversation.

Ah sinon, toujours avec Cécile, des actions datant d'il y a fort longtemps...
« Ah Laura y a ton machin qui est déchargé, donc tu peux le recharger.
- Couille ! Euh ! Cool ! »

Cécile s'amusant à serrer la main à mes gants, dans une logique imprenable...
« Il s'appelle monsieur Con ! Euh ! Gant ! »


Sans oublier mon père plein d'espoir quand devant la voiture on passe devant un panneau "élevage d'autruches 2 min" :
« On va peut-être en voir ?
- De quoi ?
- Des autruches ! Ce serait génial !
- Ah bon... »
1/4 d'heure plus tard :
« Tiens une autruche.
- Où ça ?! Où ça ?!
- Je rigolais. »


Car ce brave paternel était ma foi affolé.

# Posté le samedi 26 juillet 2008 14:58

Modifié le lundi 02 novembre 2009 17:23

Un peu de tout et un peu de rien (mais surtout, du rien)



La folle découverte du mode Quizz (merci Zizou) me permettant de me taper un grand trip...
Voilà voilà
Spécial CAIX
Spécial famille
à venir :
- La cantine de Mounier (peut-être un jour...)
Bon quelqu'un peut me dire ce que j'peux faire d'autre ? :D MARUIIII

Le quizz sur les histoires de Fanny (par Fanny)

Et d'autres stupidités à venir


Oyez braves gens l'histoire de la fille qui n'avait jamais faim et qui pourtant ne savait pas aller dans la cuisine sans ouvrir son frigo...
Ce
qui était assez dommage car elle en oubliait à chaque fois le but de sa venue dans ladite cuisine et en revenait bredouille !
E
lle en oubliait par conséquent de manger, d'aller se faire cuire des pâtes, et il lui arrivait de rester 3 jours sans manger par pur oubli.
Ou
alors, elle prenait un yaourt, et se trompait et prenait un couteau. Alors elle retournait pour prendre une cuiller à la place, et en profitait pour aller au frigo et machinalement prendre le fromage. Elle avait alors besoin de son couteau...


Folle interrogation Junixienne : as-tu compris le jeu de mots foireux de la mort, même que plus foireux tu meurs, et cela t'a-t-il épargné quelques moments d'ennui ?
Et surtout : REVIEEEEEEEENS EUUUH !!!

Et sinon voici le livre qu'il me faudra acheter très prochainement :
Un peu de tout et un peu de rien (mais surtout, du rien)

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 15:32

Modifié le lundi 02 novembre 2009 17:20

« Et merde ! C'était un rêve... Le véritable cauchemard, c'est quand on se réveille... »

« Et merde ! C'était un rêve... Le véritable cauchemard, c'est quand on se réveille... »
Et si ma vie était une expérience, que tout le monde pouvait savoir ce que je pense et observait mes réactions, réflexions et rêveries ? Quel serait le but d'une démarche pareille ?
Scientifique, comme pour voir quelles seraient les réactions d'un être humain s'il se pensait capable de garder secrètes des choses ?
Comme une émission de télé merdique façon Secret Story à la différence près que le seul candidat n'a rien à gagner, ignore que tout le monde connait ses secrets et qu'il sert à faire rire malgré lui un public se moquant bien de toute notion d'intimité disparue depuis longtemps ?


C'est bien le genre de questions paranoïaques qui m'entraînent dans de profondes réflexions, parfois j'en arrive à n'être pas d'accord avec moi même sur le sujet, j'ai l'impression d'être deux même quand je suis seule, nous voilà bien tiens. Folle question : suis-je seule à réfléchir (et à m'effrayer toute seule et j'espère sans raison) sur des trucs bizarres comme ça ?

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La maigrelette elle a un coeur plus gros qu'elle
Que personne n'accepte de porter sous son aile
La maigrichonne jamais ne se console
De trop aimer

« Non mais de toutes façons tu trouveras toujours un truc pour te faire déprimer, on dit que le malheur sert à apprécier le bonheur, mais toi, ton bonheur tu n'en es même pas consciente... Pense à ces gens qui meurent de faim.
- Je veux bien compatir, encore faudrait-il que je ressente la faim.
- Quelle mauvaise foi.
- T'aimerais pouvoir vivre éternellement au paradis après ta mort ?
- C'est pas le rêve de tout le monde ?
- C'est tellement égoïste... Ça me fait languir ma mort tiens. Heureusement que c'est des conneries la vie après la mort au paradis. Pourquoi tous les catholiques ne suicident pas ?
- Quel rapport avec le bonheur ?
- Le paradis, c'est la représentation du bonheur...
- Pas sûr...
- Alors c'est que tu te gourres de paradis.
- Peut-être qu'on y est déjà ?
- Alors personne n'en est conscient. À quoi ça sert de vivre au paradis si tout le monde le prend pour l'enfer ? Et c'est quoi l'enfer ? C'est Mars, quand tout le monde ira habiter dessus ? Et quand on désertera le paradis pour aller voir si c'est pas mieux l'enfer, qu'on prendra enfin conscience de notre bonheur, tout le monde déprimera parce que tout le monde aura compris ce qu'il a laissé. Je déprime peut-être juste avant les autres.
- Et quand tout le monde déprimera, tu seras heureuse d'avoir eu raison ? Non, tu prétends vivre au paradis, ou en enfer, tu te contredis tellement que c'en est pitoyable, mais tu te rendras compte que tu aurais dû faire le plein de bon souvenirs sans penser à toutes ces conneries à caractère pseudo-philosophique.
- Comment faire le plein de bon souvenirs en regardant les infos tous les jours ? En pensant, pour reprendre tes mots, à "ces gens qui meurent de faim ?" et en pensant à notre petit bonheur idiot ?
- Qu'est-ce que tu veux y faire ? Et comment tu peux prétendre compatir au malheur de gens que tu ne cconnais même pas ?
- Parce que je me dis que c'est des gens, les gens c'est tous des cons autant qu'ils sont, mais ils ont tous au moins une qualité Je hais l'humanité mais j'aime chaque personne... Si elle a une conscience, c'est qu'elle vaut la peine qu'on s'intéresse à elle.
- Même les gens qui s'entretuent consciencieusement ?
- ... Je voudrais pouvoir transformer toutes les armes en chocolat.
- Sauf que tu peux pas.
- Si tous les pacifistes se révoltaient contre les militaires, si on leur faisait comprendre à quel point c'est stupide...
- Et comment ?
- Je ne sais pas...
- Avec des si, aussi...
- Les si sont les seules personnes qui me laissent espérer, c'est bien normal puisqu'elles n'existent pas.
- Ecoute si t'es pas contente, agis, ou suicide toi et fous nous la paix...
- J'ai pas le courage d'agir parce que je suis seule, et j'ai pas le courage de me suicider parce que je ne le suis pas.
- Alors je ne peux rien pour toi. »


Chercher en vain Byzance, la félicité suprême impossible,
Il nous reste l'imagerie d'aisance des paradis disponibles...

# Posté le lundi 11 août 2008 09:02

Modifié le samedi 12 septembre 2009 19:07

« Mode François Hollande ON ! EuuuuuuuheuuuheuuuUU ? »

Pour confirmer que Quentin doit se laisser pousser les cheveux, cliquez sur
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Bientôt j'pourrai écouter ça en boucle chez ma mère aussi !

# Posté le lundi 11 août 2008 10:52

Modifié le lundi 01 septembre 2008 09:26

One year to Mounier partie 2

Avec un peu de Dionysos MONSTERS IN LIVE (et pas in love)
Ce que vous allez lire est le résultat d'une hypersensibilité effrayante

Depuis quelque temps je parle sur MSN avec une fille rencontrée sur un vague forum sur la BD (qui a coulé d'ailleurs, c'est décevant vous n'aurez pas l'adresse -ouf- ), Juliette alias Junix, une fan de XD. Je l'aime bien, elle rigole à mes feintes. Du coup on prend des gros délires... C'est la cruche à l'endroit et moi je suis la cruche à l'envers (même si dans le genre surnom celui-là date d'assez longtemps)...

Tiens comme le temps passe... Lundi de janvier.

On est censé commencer à 9h mais dans un élan consciencieux on va réviser les verbes irréguliers en perm de 8 à 9. Autant dire que ce n'est pas la folle révision, mais globalement quand on le fait on rigole bien.
(Je sais pas comment on écrit les onomatopées décrivant un bruit de vibreur sur une table de nuit à 6 heures du matin, mais vu que c'est ce qui me sert de réveil... AH cruel dilemme ma foi).
Ouuuch... Encore plus insupportable que d'habitude. La migraiiiine... Allez lèèèèèève toi NON pas ce mot interdit... Mais si allez ça se fait pas, pense que Zineb aussi elle s'est levée une heure plus tôt, allez on y va...
Je quitte ma chambre et me viande lamentablement par terre avec une grosse quinte de toux.
« Si t'es malade tu vas pas en cours...
- Mais si maman
- Mais non
- Mais si !
- T'es bizarre. »
Et je vais en cours (et oui, c'est beau le masochisme).
J'arrive, j'ouvre mon cahier d'anglais avec ma migraine qui a empiré et alors qu'on était à fond dans les verbes... Imaginer un dialogue entre deux personnes ayant profondément la tête dans le fion...
« OOOH
- Quoi... ?
- On est pas le 21... ?
- Euuh ben euh si.
- Ah ben c'est mon anniv.
- OOOH et alors ?
- Ben rien
- Non mais t'as 14 ans c'est ça ?
- Ben oui
- Et tu t'en fous ?
- Ben oui. »

Pas le courage d'aller en français avec un mal de tronche pareil... Je décide d'aller à l'infirmerie qui dans une logique incomparable (peut-être ai-je déjà parlé des particularités architecturales de Mounier) est au fond d'un couloir planqué derrière une porte planquée au fond du couloir (bis) du 2ème étage...
Quand à l'infirmière qui est dedans, elle est dotée d'un léger strabisme divergent de l'oeil droit et du cerveau. Pour le dialogue qui va suivre, je vais écrire plus ou moins gros pour montrer la différence de volume...
« Bonjour !
- Bonjour j'ai très mal à la tête j'voudrais me coucher.
- T'as de la fièvre ?
- Je sais pas
- AH ben faut savoir hein ! » Alors d'un coup elle est affolée et elle sort un thermomètre frontal
« Ah ben t'as presquee 39 quand même... Vaut peut-être mieux pas que t'ailles en cours.
- Ouais non en fait.
- Bon ben j'vais te donner un peu de paracétamol »
Elle me met deux cachets de 1000mg et je me demande sérieusement ce qui se serait passé si elle n'avait pas précisé "un peu".
« Allez avale ça.
- Y en a pas un peu beaucoup ?
- Pourquoi tu pèses combien ?
- Euh 45 kilos
- Ah oui en effet j'aurais dû te donner qu'un demi cachet (HEM)... Bon ben c'est pas grave on va pas gâcher hein... En plus ils sont multivitaminés »
Ah, c'est pour ça que l'eau ressemble à de la pisse. OK.

à midi je vais manger, pour la forme... J'ai l'impression que je vais m'écrouler, je sais pas si c'est ses cachets de paracétamol multivitaminés ou que j'ai une grippe, en fait je crois que c'est un peu les deux...
Finalement je rentre chez moi. Ma mère est heureuse et me dit d'un air compatissant :
« Regarde, Estelle elle m'a passé un film d'horreur avec des araignées géantes qui tuent tout le monde ! Mon rêve de toujours !
- Euuh tu m'excuseras je vais me coucher.
- T'es nulle »

Après moult hallucinations dues à la fièvre et de corrida dans mon lit avec des gros parallélépipèdes rectangles (je sais c'est hyper logique comme hallucination) et une semaine au lit...
Le dimanche j'ai encore super mal à la gorge et je parle à peu près une octave plus haut que d'habitude... Et je récupère au pif le numéro de Junix... Le premier appel, je crois qu'il devrait être culte...

« Tu es la cruche ?
- Non le pape
- OOOOOOH excusez-moi sa sainteté
- (Marc qui était à côté) C'est qui ?!! »

Et puis c'est le come back to MOUNIER ! OH YEAH... ?

Y a un petit vide... VLOZKAM a perdu le Z ? Ah non, le Z traîne ailleurs... Bah c'est pas grave c'est sa vie :) Et puis tant qu'elle reste un peu avec nous de temps à autre...
Sauf qu'en fait non... Qu'est-ce qu'il s'est passé quand j'étais pas là ? Pourquoi elle veut plus rester avec nous ?

Samedi.
Une seule phrase.

« Tu me prends le chou »
AH.
Elle a passé des mois à s'appliquer consciencieusement à ce que je la considère comme une amie et maintenant que c'est le cas...
Ou alors une fois de plus j'ai rien compris, ou compris de travers. Décidément je ne suis pas faite pour m'entendre avec les gens. Qui m'aime alors ? Est-ce que je compte pour quelqu'un ? Et si oui, pour quoi ? Pour moi, pour mes monstrueux hors-sujets dont je ne suis même pas consciente ou juste pour les services que je rends ?
Pourquoi je suis pas restée asociale comme avant ? Je préférais les rumeurs sur moi au collège qui poussaient tout le monde à m'éviter à part quelques petits malins qui venaient se foutre de ma gueule, mais plus les cons me haïssent moins je me sens conne... Ici, la conne, c'est moi.
Là c'est autre chose... Je suis en terrain inconnu et je sais pas comment m'en sortir.

Mes pensées noircissent, j'ai un élan de lucidité et je me dis que c'est rien, c'est juste un mauvais jour, et lundi ça ira mieux... Mais je n'ai pas le mode d'emploi pour contrôler mon cerveau : le tsunami du 26 décembre, comparé à ma tête, c'est une petite brise. Et je pense d'un coup au fait qu'après je vais chez mon père. Ou l'homme qui aurait pu culpabiliser Hitler. Je ne peux plus ne pas pleurer. Alors je pleure. Mais en silence. Je me suis mise au fond, personne ne me voit... Ben voilà je commence à renifler...
« T'as pas un mouchoir ? » je demande à Islem.
« Pourquoi tu pleures ? » elle me demande.
J'entends la prof de maths.
« Pourquoi il vous intéresse pas mon cours ? » La pauvre, elle aussi elle se fait bouffer par ses désillusions, c'est dur une première année quand on a cru que les élèves s'intéressent à leur avenir.
« Toi non plus ça t'intéresse pas Laura ?
- Je rattraperai pour mercredi madame
- Elle se sent pas bien
- Ah. »

Margot qui m'envoie un petit mot
« Ben alors déprime pas Mickael, je suis nulle en déprime, je sais pas consoler ! »
Mais ça me fait quand même plaisir, parce qu'elle compatit et que c'est la seule qui semble avoir remarqué mon état. Par petits mots interposés :
« Tu y arrives pas mal pourtant rien qu'avec des petits mots
- Je suis la seule qui essaie peut-être.
- C'est vrai.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- La folle impression que les gens n'en ont rien à foutre de moi, surtout mes amis et surtout Zizou.
- Ben écoute j'vais pas te mentir je pense aussi... surtout pour Zizou. »

Je ne suis pas sure de vouloir être heureuse à nouveau.

J'arrive pas à ne pas y penser. d'un côté j'ai toujours été comme ça, mais avant je ne me remplissais pas que d'idées noires... Je ne veux plus rien savoir, je ne veux plus vivre. Je ne peux pas "oublier et passer à autre chose", c'est juste pas envisageable. Plus les jours passent plus j'espère que c'est passager, cultivant vainement un espoir à la con pour le mutiler dès qu'il nait, pour le faire souffrir sans jamais le tuer.

« Tu sais qu'il va y avoir une nouvelle en arts plastiques ?! Pourvu que ce soit pas une pouffe » Je sais même plus qui m'a dit ça pour la première fois, en tous cas j'en ai rien à cirer du tout, pouffe ou pas, je suis bien résolue à ne pas me faire d'autres ami(e)s.

« J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y
a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de
se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant
cafardeux
»

Je suis invite à une fête le mercredi de la deuxième semaine, chez Fanny que je n'ai pas souvent vu... mais il y aura Emma, Elise, Vlad, Franck, Sara, Margot et de la populace que je connais.

Vacances de février. Horriblement monotones, jusqu'au premier jeudi. Coup de téléphone.
« Allo.
- Il est super blasé ton allo ! Bref c'est Margot, je me demande, tu fais quoi demain ?
- Je m'emmerde toujours plus
- Tu t'emmerdes toujours plus et bien non ! Car tu viens chez Elise à 11h30 avec moi !
- D'accord.
- Bien. »

Alors j'y vais, après moult tentatives pour faire "ressortir mon punch" je renverse un verre, et au lieu de me faire engueuler elles me félicitent d'avoir fait ressortir le punch en moi... C'est décidément une bande de déchirées profondes, c'est aussi la raison pour laquelle je me sens bien avec elles.

Puis la fête, la magnificence ultime même si Margot était malade et du coup elle est pas venue, j'ai complètement oublié mes emmerdes pendant une soirée, je suis rentrée chez moi et me suis affalée sur mon lit jeudi à 8 heures du matin pour me réveiller à 13 heures... Vendredi. 3 jours à ne plus penser à ça... J'ai bien fait d'en profiter.

Rentrée.

La nouvelle en arts plastiques s'appelle Emmanuelle. Mais ça l'insupporte alors on l'appelle Manue (avec un E à la fin s'il vous plait). Elle est "rÔzénoirophile" ce qui veut dire qu'elle voit la vie non pas en "rose" ni en "noir" mais en rÔze (avec un o qui se prononce presque "a") et noir.

Et Caix, une fois qu'elle a réalisé qui était Manue, a décidé qu'elle serait douée et lui fout un 17 de moyenne comme ça ^^ Okééé...

Mais c'est nul, elle est gentille, j'me sens obligée de l'aimer moi, et ma résolution alors...
Pfou là là...

Le temps passe encore, j'ai des crises de larmes tous les soirs, on est en mars, ou en avril, je sais plus, j'ai perdu la notion du temps. Mes notes ont totalement basculé dans le côté obscur, j'ai jamais rattrapé le cours de maths et je m'amuse toujours à m'automutiler psychologiquement en espérant que ça "redeviendra comme avant".

Avec Manue on s'amuse à se foutre de ma gueule par écrit (nouvelle preuve frappante de masochisme de ma part mais bon). Et Z s'empare du papier, croyant qu'on se foutait de quelqu'un de la classe et qu'on faisait circuler le papier (et puis quoi encore) nous hurle sauvagement dessus et une heure de colle, une, dans laquelle on a du expliquer que RVLI signifiait "Regard Vers L'Infini" et "My name is KPGRVLI but call me KPG" venait du fait que ma mère voulait m'appeller Kim ce qui aurait fait Kim Puente-Garcia Regarde Vers L'Infini suivi de "But call me KPG" en hommage au tome 1 du Génie des Alpages : "My name is Isocaèdre Muclé but call me Hugues"
Bref Manue surprit plus tard Z s'adressant à la CPE et parlant de nous en disant « Elles sont CIN-GLÉES ! » Moi j'aime bien Z et ses élans psychopathes avec la CPE ^^

Mai-juin, déjà, je sais plus, j'ai oublié tous les détails inutiles, maintenant je fais de la déprime inutile. J'ai commencé à couler à tous les sens du terme, j'oublie de manger (j'oublie toujours du reste) pendant 3 jours, je bois un verre d'eau tous les deux jours, je dors deux heures par nuit et j'ai des crampes dès que je m'étire. Je ris aussi souvent que d'habitude, mais je ne sais plus me concentrer. Je commence à avoir des hallucinations bizarres, j'ai vu un cadavre pendant un contrôle de français et ça m'a fait partir en crise intérieure : le temps que je comprenne que je suis toujours en français, j'ai perdu une heure et demie sur deux, youpie. De toutes façons j'aurais eu 4 et demi même avec les deux heures.

Bien sûr il y a toujours ces idioties qui me font rire bêtement quand j'y pense, la prof d'EPS nous explicant un truc du même genre que « Alors le manche d'une raquette de badminton ça se tient à pleiiiine main pas comme un stylo, ni comme une poêle à frire, à pleine main » puis s'interrompant au milieu de son explication et criant « Laura au lieu de rigoler comme une tordue tu ferais mieux d'écouter ! »
Ou encore : « Et face à l'équipe A, y a l'équipe ...
(gros blanc, Vlad et moi) : Bééééé !!! » (puis faisant le même sourire crétin en même temps, elle a pas tellement apprécié mais c'était bien marrant)

Ou l'autre C, nous parlant des Hell's Angels :
« Ces gros barbus qui boivent de la bière et qui roulent en Harley Davidson...
- Comme vous quoi !
- Est-ce que je suis gros, barbu et que je sens la vinasse ?
- Certes vous n'êtes pas barbu. »

Côté pas lycée, j'ai envie d'aller squatter chez Junix pour fuir ma déprime au loin, notez que j'ai toujours envie mais que quand même ils pourraient faire construire une Fnac à Nemours, il y a de l'abus en ce monde, en plus se taper presque 100 bornes pour aller à la Fnac c'est pas humain. Révoltez-vous habitants de Nemours ! Et habitants pas de Nemours aussi d'ailleurs ! Non mais !

Et puis finalement l'année se termina, mais pas ma déprime (dépression ?) et comme dirait Franquin : Tout va très bien.

The end.

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Hors-sujet : le clip d'Alterna de SuG parce que la chanson est magnifique et le chanteur avec son bonnet et ses lunettes il est trop choupinou d'la vie (c'est cela oui). Merci Fanny de m'avoir fait connaître ça.

# Posté le mardi 12 août 2008 13:10

Modifié le lundi 02 novembre 2009 17:28