Léger résumé de la journée après avoir lâchement abandonné Margot, Elise, Alex et Frank le lendemain de la soirée hamburger (qui était géniale d'ailleurs, merci ! Même si j'étais bourrée sans avoir bu... Je ferai un autre article pour résumer tout ça ^^).
J'étais de bonne humeur ce matin, puis les trams se sont ligués contre moi (ils arrivaient pas quand j'attendais à l'arrêt et ne se pointaient que lorsque j'étais entre deux arrêts)... Finalement j'ai réussi à en prendre un à Mounier jusqu'à Alsace-Lorraine et plutôt que d'attendre le 17 qui n'arrive que dans 3/4 d'heures, je prends le 1... Au terminus, le 10 semble m'attendre, j'arrive l'arrêt et il démarre en me lâchant le pire vent imaginable...
Ou comment être maudit par la TAG. Tant pis, je rentre à pied (6 kilomètres). Et je sombre subitement dans une déprime profonde que je dois mettre sur le blog pour essayer de m'en débarrasser.
Que quiconque m'aime un peu ait le courage de tout lire... Ça me ferait plaisir.
J'ai les boules au sens figuré et deux boules au sens propres : une dans la gorge, une dans l'estomac. Elles me donne l'impression que mon corps implose. D'un coup, je me sens seule, j'ai envie de pleurer. Je me dis que ça va passer. Un gars passe à côté de moi en voiture à toute vitesse en klaxonnant celui de devant qui l'a forcé ralentir. l lui envoie des injures et un doigt. J'ai envie de le voir souffrir et saigner. J'ai envie de faire du mal, je me fais honte. Je me dis que j'en ai marre de cette vie ou "aimer" disparait. J'en ai marre. J'ai promis de ne plus réfléchir à ça mais cette fois je ne peux pas. J'ai l'impression qu'il est plus simple de stopper une autoroute au mois d'août que mes pensées. Je repense aux idées noires de Franquin... Je souris et me dit que s'il était encore en vie, je pourrais être sa source d'inspiration. J'ai le dilemme parfait pour lui. On a besoin du malheur pour apprécier le bonheur, mais le moindre malheur, même si je suis pas censée en être la victime, me fait sombrer dans un long spleen. Il faut que j'arrête d'être hypersensible, et surtout que j'arrête d'y penser. J'arrive devant la pharmacie et je vois justement le mot qui cause tout ça J'ai envie de détruire la pharmacie et Varces avec. Et le monde entier avec. Et moi avec.
Mes idées recommencent à se noircir à tel point qu'un sang d'encre serait plus agréable. J'aimerais ne plus avoir de malheur. Je crois que j'en ai assez pour aimer les bons moments que je vais vivre. Il y en aura d'autres, sûrement... Ma cousine m'a invitée je crois. J'aurais du mal à être plus heureuse qu'hier... Après le beau temps, la pluie... Mon esprit est la Bretagne : il y a de rares éclaircies au milieu des nuages et de fréquentes petites pluies, et plus rarement l'orage éclate. Il n'y a que quand je dors que je peux supporter le malheur de certains cauchemars (à quelques exceptions près). Si je mourais, je dormirais tout le temps et je ne connaitrais plus ce malheur imbécile. Pourtant il y a des gens qui seraient tristes si ça arrivait. Et quand je suis avec eux, le malheur n'existe plus. Il se cache, il me traque et m'attaque quand son alliée la solitude arrive.
"Voilà sa raison qui rampe dans les pensées anormales..."
La solitude, cette bulle dans laquelle je me réfugiais est devenue la raison même de mes délires dépressifs. Depuis que je connais le bonheur d'avoir des amis, je connais la pire des tristesses. Vous pouvez penser que tout ça c'est parce que je m'ennuie, que je radote les mêmes conneries depuis des piges... Je ne peux plus être seule. Ma chienne est devenu ma psy et je perds mes amis dans mes pires cauchemars. Je ne suis plus le seul être humain qui peuple mes rêves (pourtant il y a un an, quand je voyais quelqu'un c'était la folie dans le stade) mais je ne sais pas faire les choses à moitié. Il me faut tout ou rien. En l'occurence tout.
"Le bonheur c'est d'arriver à
Désirer ce qu'on a déjà
C'est du vent dans la prose
Du temps qui prend la pose
C'est du chagrin qui se repose"
Sachez aussi que j'ai peur de vous emmerder, je vous fait probablement beaucoup chier. On me prend probablement pour un pot de colle idiot et chiant avec son pessimisme et ses déprimes... Je sais que ça va en énerver que je dise ça mais...désolée.
Je vous aime. J'emmerde l'idée que les amis "ça va ça vient".